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Nouveau
roman |
| Août
2005 |
| Gentilly,
Louisiane |
| Bayard
Rustin |
| Deep
South triptyque |
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Archives
Medias
2010
à propos de
Zola Jackson

Articles et entretiens
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liens radio et video
Mis
à jour 1.4.2010
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BAYARD RUSTIN (1912-1987) |
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Militant
pour les droits civiques dès les années
1930, Bayard Rustin refuse de faire son service
militaire et rejoint la ligue communiste de New
York durant 5 ans.
En 1947, il est condamné à 30 jours
de prison pour sa participation à un mouvement
anti-ségrégationniste.
En 1955, il est engagé dans le boycott
des bus en Alabama (l'affaire Rosa Parks).
Inspiré par Gandhi, il milite en faveur
d'une stratégie de résistance non
violente.
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| Brillant
intellectuel, il organise en 1963 la Marche sur
Washington où sera prononcé le fameux
discours "I have a dream". Eminence grise
de Martin Luther King, Rustin est aussi un homosexuel
notoire harcelé par les services secrets
américains, FBI et CIA : ceux-ci répandront
la rumeur d'une liaison entre les deux hommes, à
la suite de quoi King écartera de la direction
du Mouvement son vieil ami.
Après l'adoption des Civil Rights Act
et Voting Rights Act, il œuvre au
rapprochement du Mouvement des droits civiques avec
le Parti démocrate. A la fin de sa vie, il
s'engage pour les droits des homosexuels.
Pour
en savoir plus :
www.rustin.org et www.grioo.com
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| GENTILLY,
NOUVELLE-ORLEANS, LOUISIANE |
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La
Nouvelle-Orléans est bâtie sous le niveau
de la mer et bordée par deux vastes lagunes d'eau
salée, le lac Pontchartrain et le lac Borgne.
Propulsées par l'ouragan Katrina, les eaux ont
brisé les digues de protection et inondé
la ville, à l'exception des quartiers touristiques
et de ceux, plus fortunés, situés en hauteur.
Des centaines de milliers d'habitants (majoritairement
afro-américain) furent piégés. La
plupart parce qu'ils n'avaient pas les moyens de s'enfuir.
La Nouvelle-Orléans gagna alors le surnom de "Lac
George", hommage ironique au président des
Etats-Unis incapable de venir en aide aux sinistrés
et de construire de nouvelles digues.
Gentilly, où demeure Zola Jackson, est un des quartiers
populaires de la basse ville les plus durement touchés.
Deux ans après la catastrophe, à peine la
moitié des résidents et des commerces s'y
étaient réinstallés.
Pour en savoir plus sur la Nouvelle-Orléans et
le quartier de Gentilly, voir : http://en.wikipedia.org/wiki/Gentilly,_New_Orleans
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Humanity
Street noyée |
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| 29
AOÛT 2005 |
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| "En
survolant le golfe du Mexique, la tempête tropicale
Katrina s'est transformée en véritable monstre
(...) avec des vents de 290 km/heure engendrant une onde
de tempête de 10 m de hauteur (...) Horrifiés,
les météorologistes avouent avoir rarement
vu un ouragan caribéen monter ainsi en puissance.
La question est de savoir si la croissance explosive de
Katrina est un effet du réchauffement climatique
sur l'intensité des cyclones." (Mike Davis,
La Nouvelle-Orléans, un capitalisme de catastrophe,
in Le
Monde Diplomatique).
Pour en savoir plus sur cette catastrophe et ses conséquences,
voir :
-
Le Monde Diplomatique
- Geo
magazine (videos et témoignage), "Katrina,
3 ans après"
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| DEEP
SOUTH TRIPTYQUE |
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En
2008, à la demande des éditions Naïve,
Gilles écrivait la préface d'un ouvrage
consacré au photographe Eddy Wiggins, trait d'union
entre Alabama Song et Zola Jackson.
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"Un
garçon né sur les rives du Mississippi, on
ne sait trop où, dans quel état - mais du
mauvais côté, c'est sûr, avec la mauvaise
couleur de peau (...). Et comme si cette couleur appelée
noir ne suffisait pas à le stigmatiser, voici que
la légende s'enrichit d'une autre couleur et d'une
autre faute originelle : Eddy est un indien par sa mère,
à quel degré on l'ignore, mais peu importe,
Eddy le Peau-Rouge et le petit-fils d'esclave redouble de
malchance. Est ce que le cuivre ressortait sous l'ébène
? L'unique portrait qui nous est resté de lui, en
noir et blanc, ne le dit pas".
Extrait du texte de G.L
in Eddy Wiggins, le Noir et le Blanc, ed. Naïve
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| LA
PRIERE DE ZOLA |
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"Mon
enfant, on dirait que c’est l’heure. L’heure
de te rejoindre, et je ne l’ai pas volée. Ça
fait peur. Ça fait un bien fou. Délivre-moi,
mon fils, délivre-moi du mal, délivre-moi
de mes péchés, libère-moi de la peur,
pardonne la bêtise, pardonne la jalousie, délivre-moi
du poinçon de la haine, délivre-moi du goût
amer des passions tristes – libère-moi de mon
amour pour toi, délivre-moi. Car je te rejoins et
je veux être pure sinon belle, la chaste Zola qui
rendait fous tous les gars du quartier, l’inaccessible
Zola… la vierge… l’intouchée…"
Extrait de Zola Jackson
ed. Mercure de France |
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