Maman est morte

Michel de Maule, 1990.

 

 

Aucune souffrance ne surpasse celle de la disparition d’une mère, surtout lorsque celle-ci est jeune, terriblement belle, émouvante et adorée.

Bravant la  détresse et fuyant les complaisances du genre,  l’écrivain-orphelin  choisit de nous montrer avec  une lucidité clinique l’agonie terrifiante. Pourtant, quand l’homme se penche sur le visage qui s’efface, c’est bien la plénitude d’un corps aimé qu’il aperçoit,  d’un corps de femme,  montré et caressé.

La lumière charnelle éclairant ce texte lui donne une force et une singularité profonde où l’inévitable rupture devient le lieu d’une déclaration d’amour d’un fils à sa mère.

 

« Maman est morte est un livre rare car il dit quelque chose d’authentiquement moderne : l’allégorie a laissé place à un sentiment qui va au-delà du constat. Sans tristesse, d’une certaine façon, Gilles Leroy a écrit le livre de la stupéfaction. » Gérard-Julien Salvy, Le Figaro Magazine.

Mercure de France, 1994.